Les amis de la Chapelle San Pèire
toile de Marius Netto Toile de Marius Netto, montrant la chapelle telle qu'elle devrait être

Aquarelle d' Antoine Trachel Le château de La Gaude et la chapelle San Peïre, aquarelle d' Antoine Trachel, collection particulière
Publiée dans « Peintres paysagistes de la Côte d'Azur au XIX ème siècle » d'Alex Benvenuto.

MONOGRAPHIE DE LA CHAPELLE SAN PEIRE A SAINT-JEANNET

De nombreux auteurs locaux ont évoqué dans leurs ouvrages l’existence de la Chapelle San Peïre :


Située « à l’intersection des chemins de Gattières, du Var et de Saint-Jeannet » comme le décrivent les livres anciens, aujourd’hui Baume Gairard, Chemin San Peïre et chemin du château, cette jolie chapelle construite au XIème siècle fut la première paroisse de la vieille Gaude (Alagauda).

Cet édifice, un des plus anciens de notre région, au chœur cintré en pierres de taille régulières a deux niveaux séparés. Elle était entourée d’un petit cimetière disparu de nos jours, mais dont les vestiges funéraires ont été retrouvés dans les jardins alentour. Ce cimetière était à l’usage exclusif des habitants de La Gaude jusqu’en 1599, date à laquelle pour la première fois Saint-Jeannet et La Gaude furent séparés par arrêté du Roi Henri IV.

DOUBLET dans sa monographie des paroisses du canton de Vence en 1900, nous dit que le service y était assuré par les prêtres de Saint-Jeannet au moins jusqu’en 1603. Monseigneur du Vair alors évêque de Vence la visite cette année là et signale qu’elle possède alors un petit retable de Saint-Pierre.
D’après Monseigneur de Bourchenu, évêque de Vence, elle est officiellement désaffectée en 1719, puis sous la Révolution est vendue en 1789 comme bien national et transformée alors en grange. Depuis cette date elle a eu de nombreux propriétaires qui l’utilisèrent tous comme écurie ou grenier à foin. Les deux derniers détenteurs, possédant chacun un niveau, l’ont vendu en l’an 2000 à la commune de Saint-Jeannet.

Faute de soins, laissée à l’abandon depuis des dizaines et peut-être même des centaines d’années, sa structure se dégrade rapidement victime de vandalisme (récupération de pierres et destruction de certaines éléments architecturaux). Les intempéries achèvent le délabrement.

Cet édifice est un bien modeste témoignage du passé mais sa valeur sentimentale et patrimoniale n’en est que plus grande. Les manifestations d’attachement et d’intérêt pour la Chapelle San Peïre se sont multipliées.



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